{"id":4634,"date":"2011-09-29T22:05:28","date_gmt":"2011-09-29T20:05:28","guid":{"rendered":"http:\/\/www.unionbelge.be\/?p=4634"},"modified":"2011-09-29T22:30:40","modified_gmt":"2011-09-29T20:30:40","slug":"le-soir-dimitri-verhulst-attaque-les-flamingants-dimitri-verhulst-valt-de-flaminganten-aan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/?p=4634","title":{"rendered":"LE SOIR: DIMITRI VERHULST ATTAQUE LES FLAMINGANTS &#8211; DIMITRI VERHULST VALT DE FLAMINGANTEN AAN"},"content":{"rendered":"<p><strong>Nous publions ici une interview int\u00e9ressante publi\u00e9e dans Le Soir avec l&#8217;\u00e9crivain belge n\u00e9erlandophone Dimitri Verhulst qui attaque les flamingants de front (la seule fa\u00e7on de les combattre de fa\u00e7on efficace). Le B.U.B. soutient \u00e9videmment un tel discours et nous avons mis en gras les passages les plus marquants.<\/strong><\/p>\n<p><strong>We publiceren hier een interessant interview van Le Soir met de Belgisch-Nederlandstalige schrijver Dimitri Verhulst die de flaminganten frontaal aanvalt (de enige manier om hen effici\u00ebnt te bestrijden). De B.U.B. ondersteunt natuurlijk zo&#8217;n discours et wij hebben de meest markante passages in het vet gezet.<\/strong><\/p>\n<p>LE SOIR<\/p>\n<div id=\"story_head\">\n<h1><em>\u00ab\u00a0Ce sont les gens comme Bart De Wever qui salissent mon nid\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em><\/h1>\n<p><em>BEATRICE DELVAUX<\/em><\/p>\n<p><em>mercredi 28 septembre 2011, 13:28<\/em><\/p>\n<h4><em>Dimitri Verhulst est flamand, \u00e9crivain, adul\u00e9  par ses lecteurs. Mais il est conspu\u00e9 par les flamingants. Il le leur  rend bien\u00a0: il a choisi de vivre en Wallonie. Par B\u00e9atrice Delvaux<\/em><\/h4>\n<div id=\"st_pics\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" id=\"main\" src=\"http:\/\/www.lesoir.be\/zc\/vignettes475x300\/mediastore\/_2011\/septembre\/du_21_a_la_fin\/_29_verhulst.jpg\" alt=\"\u00ab\u00a0Ce sont les gens comme Bart De Wever qui salissent mon nid\u00a0!\u00a0\u00bb\" width=\"475\" height=\"300\" \/>PY Thienpont &#8211; Le Soir&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div id=\"story_body\">\n<p>E<em>NTRETIEN<\/em><\/p>\n<div>\n<h3><em><strong>Dimitri Verhulst<\/strong><\/em><\/h3>\n<p><em>A 37 ans, il est un  \u00e9crivain reconnu, couronn\u00e9 de prix pour <strong>\u00ab La merditude des choses \u00bb<\/strong>,  traduit en fran\u00e7ais. \u00ab De intrede van Christus in Brussel \u00bb (uitgeverij  Contact) sera traduit en fran\u00e7ais chez Deno\u00ebl. L&#8217;auteur aurait voulu, vu  le th\u00e8me du livre, que les deux versions paraissent en m\u00eame temps, car  <strong>il aime l&#8217;id\u00e9e d&#8217;une litt\u00e9rature belge.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>Engag\u00e9 contre le racisme,  il a particip\u00e9 aux concerts 0110 de Tom Barman. Contre le nationalisme  il a sign\u00e9 le \u00ab Niet in onze naam \u00bb.<\/em><\/p>\n<p><em>Il est n\u00e9 \u00e0 Alost et vit \u00e0 Huccorgne. Il a un enfant.<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p><em>Pour les flamingants, Dimitri Verhulst salit ses origines. L&#8217;\u00e9crivain est pourtant tr\u00e8s populaire. Sa Merditude des choses fut un best-seller en livre et au cin\u00e9ma (en fran\u00e7ais aussi). Chacun de  ses nouveaux romans est un \u00e9v\u00e9nement. Le probl\u00e8me ? Il a quitt\u00e9 la  Flandre, Gand en particulier, d\u00e9but 2000 parce qu&#8217;il ne supportait plus  le racisme latent, la pr\u00e9sence \u00e9touffante du Vlaams Belang. Avec son  \u00e9pouse, il a mis le cap sur la Wallonie et Huccorgne, pr\u00e8s de Huy. Par  hasard, par amour de la nature. <strong>Mais sans arr\u00eater de d\u00e9noncer cette  Flandre dont il stigmatise \u00e0 l&#8217;arme lourde \u2013 sa plume \u2013 le nationalisme,  l&#8217;\u00e9troitesse d&#8217;esprit, le fanatisme.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>L&#8217;entr\u00e9e du Christ \u00e0 Bruxelles son  dernier roman (1), n&#8217;\u00e9chappe pas \u00e0 la r\u00e8gle. Le jeune alostois (38 ans)  livre un manifeste politique, qui met en sc\u00e8ne la Belgique de ces  derniers mois, en faisant appel au Christ qui soudain, par d\u00e9p\u00eache,  annonce sa venue \u00e0 Bruxelles le 21 juillet. Panique et espoir soudain \u00e0  bord de ce petit pays qui ne va pas bien du tout. Qui va composer la  d\u00e9l\u00e9gation ? Quel chant entonner ? L&#8217;occasion pour l&#8217;\u00e9crivain d&#8217;une  gigantesque vir\u00e9e bruxelloise mais surtout d&#8217;une plong\u00e9e dans le mus\u00e9e  des horreurs belges : le nationalisme, l&#8217;\u00e9glise, son pouvoir, sa  p\u00e9dophilie, les sans-papiers, la presse&#8230; Tout y passe, avec f\u00e9rocit\u00e9,  talent. Sans piti\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab Je vis ici, je suis donc bien plac\u00e9 pour  \u00e9crire sur cette Belgique de maintenant. A la mani\u00e8re de Stefan Zweig  qui a \u00e9crit de grands livres pour prendre ses responsabilit\u00e9s par  rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Pourquoi faire appel au Christ pour parler de la Belgique ? <\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>C&#8217;est  Balzac qui le premier a imagin\u00e9 \u00ab J\u00e9sus-Christ en Flandre \u00bb. Ensor l&#8217;a  transform\u00e9 en peinture. Dieu, cela repr\u00e9sente la conscience. Une force  qui pour moi n&#8217;existe pas mais qui de l&#8217;ext\u00e9rieur, met en question. <strong>Ce  n&#8217;est pas la premi\u00e8re fois que la Belgique se met en question. Et ce  n&#8217;est pas mauvais. Le probl\u00e8me est que ces interrogations sont nourries  par la haine et les clich\u00e9s.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>La Belgique qui se meurt, cela vous touche ? <\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>Je  suis \u00e9motionnellement impliqu\u00e9 avec les diff\u00e9rentes valeurs que porte  ce pays : la libert\u00e9 d&#8217;expression, la solidarit\u00e9, le soutien aux  pauvres. Nous \u00e9tions une sorte de guide en Europe. <\/strong>Mais je ne suis pas  \u00e9motionnellement impliqu\u00e9 avec l&#8217;Etat belge. C&#8217;est en cela que ce pays  est fantastique.<\/em><\/p>\n<p><em>On peut \u00eatre belge et ne pas conna\u00eetre la  Braban\u00e7onne, ne pas avoir la photo d&#8217;Albert II dans sa chambre. Or c&#8217;est  ce type de nationalisme que les Flamands veulent installer. Mon  caract\u00e8re ne doit pas \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 par la place o\u00f9 je suis n\u00e9, mon  drapeau. Or en Flandre, on commence \u00e0 rechanter les chants nationaux. Le  nombre de gens qui connaissent le Vlaamse Leeuw : c&#8217;est  angoissant ! Et que quelqu&#8217;un comme Siegfried Bracke, comme Napol\u00e9on,  avec ses doigts sur la poitrine, le chante tout en se revendiquant \u00ab  penseur ind\u00e9pendant \u00bb : j&#8217;ai mes doutes !<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Vous n&#8217;\u00e9pargnez pas la Flandre ? <\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>Beaucoup de Flamands me disent que je suis un \u00ab nestbevuiler \u00bb (salisseur de nid, NDLR).  Mais ce sont les gens comme Bart De Wever qui salissent mon nid. Je ne  suis pas rempli de haine pour la Flandre mais je trouve tr\u00e8s important  que les Flamands se posent des questions. Les Wallons aussi bien s\u00fbr. <\/strong>C&#8217;est le r\u00f4le de l&#8217;artiste de leur tendre le miroir, or en Flandre, ils  ne sont pas pr\u00eats, tellement ils sont remplis par la pens\u00e9e de  l&#8217;ind\u00e9pendance. Mais quand ils sont confront\u00e9s \u00e0 quelqu&#8217;un qui est  ind\u00e9pendant, ils ne le supportent pas. C&#8217;est l\u00e2che !<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Vous n&#8217;\u00eates pas un bon Flamand ? <\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>Ce  discours pue. Il n&#8217;y a jamais eu de bon Belge, cela n&#8217;\u00e9tait pas  n\u00e9cessaire, on \u00e9tait Belge de naissance. Bon Flamand : cela voudrait  dire qu&#8217;on a une description tr\u00e8s pr\u00e9cise de l&#8217;image d&#8217;une nationalit\u00e9.  C&#8217;est une id\u00e9e de droite dangereuse et angoissante.<\/em><\/p>\n<p><em><strong>C&#8217;est le message du livre ? <\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>Pas  seulement. J&#8217;ai surtout voulu montrer le ridicule de notre situation.  O\u00f9 l&#8217;on va jusqu&#8217;\u00e0 se disputer sur le type de musique \u00e0 diffuser dans le  m\u00e9tro ! C&#8217;est incroyable de voir comment un peuple est comme des  moutons qui courent derri\u00e8re un berger. L&#8217;ind\u00e9pendance : tous sont  aveugles et suivent un homme. D&#8217;abord Leterme et puis apr\u00e8s De Wever.  Comme si une communaut\u00e9 ne pouvait accepter que la v\u00e9rit\u00e9 a beaucoup de  couleurs. La politique peut \u00eatre faite d&#8217;opinions diff\u00e9rentes. <strong>Et  pendant ce temps, il existe des sujets oubli\u00e9s, comme ces gens qui ne  peuvent plus payer leur m\u00e9decin, \u00e0 Bruxelles, \u00e0 Alost, \u00e0 Li\u00e8ge. Et un  gouvernement tombe sur un arrondissement !<\/strong> Je suis certain qu&#8217;\u00e0  Huccorgne comme en Flandre occidentale, tout le monde se fout des  communes \u00e0 facilit\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p>[&#8230;]<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous publions ici une interview int\u00e9ressante publi\u00e9e dans Le Soir avec l&#8217;\u00e9crivain belge n\u00e9erlandophone Dimitri Verhulst qui attaque les flamingants de front (la seule fa\u00e7on de les combattre de fa\u00e7on efficace). Le B.U.B. soutient \u00e9videmment un tel discours et nous avons mis en gras les passages les plus marquants.<\/p>\n<p>We publiceren hier een interessant interview van Le Soir met de Belgisch-Nederlandstalige schrijver Dimitri Verhulst die de flaminganten frontaal aanvalt (de enige manier om hen effici\u00ebnt te bestrijden). 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