{"id":6615,"date":"2013-01-11T20:08:38","date_gmt":"2013-01-11T18:08:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.unionbelge.be\/?p=6615"},"modified":"2016-11-15T10:53:53","modified_gmt":"2016-11-15T09:53:53","slug":"tchecoslovaquie-20-ans-apres-la-scission-tsjechoslovakije-20-jaar-na-de-splitsing","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/?p=6615","title":{"rendered":"TCHECOSLOVAQUIE: 20 ANS APRES LA SCISSION &#8211; TSJECHOSLOVAKIJE: 20 JAAR NA DE SPLITSING"},"content":{"rendered":"<p><strong>TCHECOSLOVAQUIE: 20 ANS APRES LA SCISSION<\/strong><\/p>\n<p><strong>Au 1er janvier 2013, cela fit vingt ans que l\u2019Etat tch\u00e9coslovaque\u00a0cessa d\u2019exister. Le pays fut divis\u00e9 en deux r\u00e9publiques ind\u00e9pendantes, la Tch\u00e9quie et la Slovaquie.\u00a0 Un parall\u00e8le peut \u00eatre tir\u00e9 avec la Belgique contemporaine et son avenir esp\u00e9r\u00e9 par les s\u00e9paratistes.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, un aper\u00e7u historique.<\/p>\n<p><strong>Moyen \u00c2ge<\/strong><\/p>\n<p>Au Moyen \u00c2ge, il n\u2019exista aucun \u00e9tat tch\u00e9coslovaque viable malgr\u00e9 des unions temporaires de Tch\u00e8ques et de Slovaques au sein d\u2019ensembles plus larges comme par exemple entre 631 et 658 (Royaume du Roi Samo) ou la Grande Moravie du 9\u00e8me si\u00e8cle.\u00a0 A partir du dixi\u00e8me si\u00e8cle, deux Etats s\u00e9par\u00e9s se dont d\u00e9velopp\u00e9s: un Etat tch\u00e8que et un Etat slovaque.\u00a0 Le premier atteignit son apog\u00e9e au 14\u00e8me si\u00e8cle et fut annex\u00e9 dans l\u2019Empire des Habsbourgs en 1526.\u00a0 Les territoires slovaques furent sous autorit\u00e9 hongroise \u00e0 partir du 10i\u00e8me si\u00e8cle.\u00a0 En 1540, la Hongrie fut partag\u00e9e en trois parties, dont la Slovaque qui devint \u00e9galement une partie de l\u2019Empire des Habsbourgs.<\/p>\n<p><strong>De la Double Monarchie \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance<\/strong><\/p>\n<p>Lorsque cet Empire devint une union personnelle entre l\u2019Autriche et la Hongrie en 1867, la Boh\u00eame (Tch\u00e9quie) et la Slovaquie furent annex\u00e9s respectivement \u00e0 la premi\u00e8re et \u00e0 la seconde entit\u00e9. Au sein de cette double monarchie naquirent des mouvements nationaux tch\u00e8ques et slovaques. C\u2019est seulement en 1896 que naquit le concept de la \u201cTch\u00e9coslovaquie\u201d.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/geall.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright size-medium wp-image-6617\" title=\"\" src=\"http:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/geall-211x300.jpg\" alt=\"\" width=\"211\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/beta.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/geall-211x300.jpg 211w, https:\/\/beta.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/geall-300x427.jpg 300w, https:\/\/beta.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/geall.jpg 313w\" sizes=\"(max-width: 211px) 100vw, 211px\" \/><\/a>Le d\u00e9clenchement de la Premi\u00e8re Guerre Mondiale apporta l\u2019id\u00e9e que la Tch\u00e9coslovaquie devait se s\u00e9parer de l\u2019Empire austro-hongrois.\u00a0 Une intense propagande men\u00e9e par le Slovaque Masaryk et le Tch\u00e8que Bene\u0161 aux Etats-Unis, a largement contribu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9cision des Alli\u00e9s de d\u00e9manteler l\u2019Empire austro-hongrois. D\u00e9j\u00e0 le 26 octobre 1918 \u2013 donc encore avant la fin de la guerre (11 novembre 1918) \u2013 l\u2019ind\u00e9pendance de la Tch\u00e9coslovaquie fut proclam\u00e9e. Le nouvel Etat n\u2019\u00e9tait constitu\u00e9 que pour 2\/3 de Tch\u00e9coslovaques.<\/p>\n<p><strong>Le Trait\u00e9 de Munich<\/strong><\/p>\n<p>Pendant les vingt premi\u00e8res ann\u00e9es de son ind\u00e9pendance, la Tch\u00e9coslovaquie \u00e9volua vers un Etat parlementaire stable avec une \u00e9conomie qui appartint aux dix plus fortes du monde. \u00a0Ce fut aussi l\u2019unique pays de l\u2019Europe de l\u2019Est et de l\u2019Europe Centrale qui avait un mode de fonctionnement d\u00e9mocratique.\u00a0 Dans la r\u00e9gion des Sud\u00e8tes (un territoire \u00e0 l\u2019ouest de la Tch\u00e9coslovaquie) vivait une population germanophone importante (environ \u00bc de la population totale de l\u2019Etat).<\/p>\n<figure id=\"attachment_6618\" aria-describedby=\"caption-attachment-6618\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/800px-Czechoslovakia_1939.SVG_.png\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-6618\" title=\"La partition de la Cz\u00e9choslovaquie - de opdeling van Tsjechoslovakije (1938)\" src=\"http:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/800px-Czechoslovakia_1939.SVG_-300x122.png\" alt=\"La partition de la Cz\u00e9choslovaquie - de opdeling van Tsjechoslovakije (1938)\" width=\"300\" height=\"122\" srcset=\"https:\/\/beta.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/800px-Czechoslovakia_1939.SVG_-300x122.png 300w, https:\/\/beta.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/800px-Czechoslovakia_1939.SVG_-600x245.png 600w, https:\/\/beta.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/800px-Czechoslovakia_1939.SVG_.png 800w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-6618\" class=\"wp-caption-text\">La partition de la Cz\u00e9choslovaquie &#8211; de opdeling van Tsjechoslovakije (1938)<\/figcaption><\/figure>\n<p>En 1938, la France et le Royaume-Uni sacrifi\u00e8rent la r\u00e9gion des Sud\u00e8tes sous la pression du r\u00e9gime nazi (conf\u00e9rence de Munich).\u00a0 Ce fut le commencement de la division de la Tch\u00e9coslovaquie\u00a0: en octobre 1938, la Pologne annexa une partie de la Tch\u00e9quie, le mois suivant, ce fut un tiers de la Slovaquie qui fut annex\u00e9e par la Hongrie.\u00a0 Sous l\u2019impulsion des Nazis allemands, la Slovaquie d\u00e9clara son ind\u00e9pendance en mars 1939\u00a0: le pays devint un Etat satellite du Troisi\u00e8me Reich.\u00a0 Aussit\u00f4t, l\u2019Allemagne annexa la Tch\u00e8quie qui fut rebaptis\u00e9e \u00ab\u00a0Protectorat Boh\u00eame-Moravie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>De 1948 \u00e0 1992\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s la fin de la Deuxi\u00e8me Guerre Mondiale, la Tch\u00e9coslovaquie fut restaur\u00e9e en un Etat unitaire au sein de la sph\u00e8re d\u2019influence de l\u2019Union Sovi\u00e9tique (1948).\u00a0 Les tentatives visant \u00e0 lib\u00e9raliser le pays (Printemps de Prague) furent tu\u00e9es dans l\u2019oeuf par l\u2019invasion des Sovi\u00e9tiques.\u00a0 Le pays fut par la suite transform\u00e9 en une f\u00e9d\u00e9ration (1968).<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019effondrement du bloc de l\u2019Est, le pays fut \u00e0 nouveau une d\u00e9mocratie fin 1989.\u00a0 Avec la fin du communisme, les tensions nationalistes se r\u00e9veill\u00e8rent.\u00a0 A l\u2019\u00e9t\u00e9 1990, une n\u00e9gociation \u00e9tait men\u00e9e \u00e0 propos de la structure f\u00e9d\u00e9rale de l\u2019Etat.\u00a0 Le 24 novembre 1990, un accord par lequel les entit\u00e9s f\u00e9d\u00e9r\u00e9es devinrent comp\u00e9tentes pour l\u2019\u00e9conomie fut sign\u00e9, la Slovaquie ayant son propre minist\u00e8re des Affaires Etrang\u00e8res.\u00a0 En outre, selon cet accord, chaque entit\u00e9 participa s\u00e9par\u00e9ment \u00e0 l\u2019int\u00e9gration europ\u00e9enne.\u00a0 Le pays se mit peu \u00e0 peu dans une impasse: \u00e0 partir du printemps 1991 jusqu\u2019en 1992, on y d\u00e9battait sans succ\u00e8s les termes d\u2019une nouvelles constitution.<\/p>\n<p><strong>La crise constitutionnelle de 1992<\/strong><\/p>\n<p>Le d\u00e9but de la fin pour l&#8217;Etat tch\u00e9coslovaque furent les \u00e9lections du 5\/6 juin 1992 pour les conseils r\u00e9gionaux et le parlement national.<\/p>\n<p>Le vainqueur des \u00e9lections slovaques, le socialiste Meciar \u2013 qui avait remport\u00e9 l&#8217;\u00e9lection avec plus d&#8217;un tiers des voix dans sa r\u00e9gion &#8211; et son \u00ab Mouvement pour une Slovaquie d\u00e9mocratique\u00a0\u00bb\u00a0 dont le programme exigeait la transformation de la conf\u00e9d\u00e9ration, dans laquelle le gouvernement central n\u2019aurait plus que des comp\u00e9tences au niveau de l&#8217;union douani\u00e8re, la monnaie, la d\u00e9fense et le commerce ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>En R\u00e9publique tch\u00e8que, c\u2019est le Parti du tr\u00e8s lib\u00e9ral Vaclav Klaus (ODS) qui remporta le scrutin avec un programme visant \u00e0 impl\u00e9menter des r\u00e9formes socio-\u00e9conomiques au sein d&#8217;une f\u00e9d\u00e9ration forte. Apr\u00e8s les \u00e9lections, le pr\u00e9sident tch\u00e9coslovaque Vaclav Havel fut rapidement mis hors-jeu et les deux vainqueurs s\u2019engag\u00e8rent dans une sorte de &#8220;dialogue intercommunautaire&#8221;. Meciar \u00e9tait soutenu par les nationalistes slovaques (SNS), les seuls qui \u00e0 ce moment-l\u00e0 pr\u00f4naient ouvertement le s\u00e9paratisme.<\/p>\n<p>En juin 1992, les deux se mettaient d&#8217;accord sur un r\u00e9f\u00e9rendum concernant l&#8217;avenir du pays. Mais cela se percevait diff\u00e9remment des deux c\u00f4t\u00e9s\u00a0: Klaus et Havel voulaient un r\u00e9f\u00e9rendum sur l&#8217;avenir de la Tch\u00e9coslovaquie. Meciar voulait d&#8217;abord que la Slovaquie puisse d\u00e9clarer sa souverainet\u00e9 et ensuite un r\u00e9f\u00e9rendum sur l\u2019organisation d\u2019une possible conf\u00e9d\u00e9ration. Finalement, tout cela n\u2019aboutit pas au r\u00e9f\u00e9rendum pour la simple raison qu\u2019il n&#8217;y avait absolument pas de soutien en faveur de la scission. Au cours de l&#8217;\u00e9t\u00e9 1992, un sondage \u00e0 grande \u00e9chelle fut organis\u00e9. Il montra que 3% des Tch\u00e8ques et 16% des Slovaques \u00e9taient en faveur d&#8217;une conf\u00e9d\u00e9ration. 16% des Tch\u00e8ques \u00e9taient favorables \u00e0 l&#8217;ind\u00e9pendance par rapport \u00e0 30% des Slovaques (R. YOUNG, <em>The Breakup of Czechoslovakia<\/em>, Kingston, 1994, p. 37). En d&#8217;autres termes, 2% des Tch\u00e9coslovaques \u00e9taient en faveur d&#8217;une conf\u00e9d\u00e9ration et 20% d&#8217;une scission totale.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0 le 11 juin 1992 &#8211; cinq jours apr\u00e8s l&#8217;\u00e9lection et apr\u00e8s un seul tour de n\u00e9gociations &#8211; Klaus d\u00e9clarait que la f\u00e9d\u00e9ration appartenait au pass\u00e9. Le lendemain Meciar disait qu&#8217;il ne voulait pas diviser la Tch\u00e9coslovaquie, mais qu&#8217;il sugg\u00e9rait simplement une forme de cohabitation qui faciliterait la coexistence des deux communaut\u00e9s. Sa conf\u00e9d\u00e9ration fut rejet\u00e9e par Klaus. Les r\u00e9unions de la mi-juin 1992 mirent en \u00e9vidence le d\u00e9saccord fondamental. Klaus exigea soit un \u00c9tat f\u00e9d\u00e9ral qui fonctionne soit une s\u00e9paration des biens compl\u00e8te. Meciar resta vague en se cachant derri\u00e8re des notions telles qu\u2019 \u00ab<em>un Etat commun sous la forme d&#8217;une conf\u00e9d\u00e9ration<\/em>\u00bb ou une \u00ab<em>union de d\u00e9fense et \u00e9conomique<\/em>\u00bb. Selon Meciar, il s&#8217;agissait alors d&#8217;un &#8220;<em>Etat slovaque avec de l&#8217;argent tch\u00e8que<\/em>&#8221; (M. KRAUS, A. STANGER, <em>Irreconilable differences? Explaining Czechoslovakia\u2019s Dissolution<\/em>, Oxford, 2000, pp 59-60). Apr\u00e8s seulement trois tours de n\u00e9gociations, il y avait d\u00e9j\u00e0 un consensus entre Klaus et Meciar que les discussions se dirigeraient d\u00e9sormais vers le partage des biens.<\/p>\n<p><strong>La scission\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Le 17 juillet 1992, la Slovaquie d\u00e9clara unilat\u00e9ralement sa souverainet\u00e9, ce qui entra\u00eena la d\u00e9mission du pr\u00e9sident tch\u00e9coslovaque. Un mois plus tard, les deux vainqueurs des \u00e9lections parvinrent \u00e0 un accord sur les modalit\u00e9s de la scission. Au cours d&#8217;une conf\u00e9rence de presse \u00e0 Brno (26 Ao\u00fbt 1992) Meciar d\u00e9clara: <em>\u00abBien que beaucoup de gens soient attach\u00e9s sentimentalement \u00e0 la structure actuelle du pays<\/em> [&#8230;] <em>il n&#8217;est pas possible de le conserver<\/em>.&#8221; Selon Klaus, apr\u00e8s la scission, les deux r\u00e9publiques auraient &#8220;de meilleures relations&#8221; que par le pass\u00e9 (&#8220;Le 1er janvier, la f\u00e9d\u00e9ration n\u00e9e de l&#8217;Empire austro-hongrois aura cess\u00e9 d&#8217;exister \u2013 Tch\u00e8ques et Slovaques divorcent \u00e0 l&#8217;amiable &#8220;, Le Soir, 28 ao\u00fbt 1992).<\/p>\n<p>En novembre 1992, le Parlement f\u00e9d\u00e9ral &#8211; o\u00f9 les deux principales communaut\u00e9s d\u00e9tenaient d\u2019ailleurs une minorit\u00e9 de blocage &#8211; ratifia deux actes constitutionnels: l\u2019un pour r\u00e9gler la scission et l\u2019autre pour en fixer la date. Le 1er janvier 1993, la f\u00e9d\u00e9ration fut dissoute, mais il n\u2019y avait aucune f\u00eate\u2026<\/p>\n<p><strong>La Tch\u00e9coslovaquie n\u2019est pas la Belgique\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Les s\u00e9paratistes tiennent \u00e0 souligner les similitudes entre la Belgique et Tch\u00e9coslovaquie: la relation entre les Tch\u00e8ques et les Slovaques (2:1) correspond approximativement \u00e0 celle entre les soi-disant \u00abFlamands\u00bb et \u00abWallons\u00bb, la Tch\u00e9quie relativement plus riche par rapport \u00e0 la Slovaquie relativement plus pauvre, la Tch\u00e9quie relativement \u00a0plus lib\u00e9rale que la plus socialiste Slovaquie&#8230;<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Cependant, les diff\u00e9rences entre la Belgique et la Tch\u00e9coslovaquie sont beaucoup plus importantes:<\/p>\n<p>\u2022 Tout d\u2019abord l\u2019existence de la Belgique est beaucoup plus longue que celle de la Tch\u00e9coslovaquie (depuis l&#8217;Ordre de la Toison d&#8217;Or en 1430 et plus encore depuis la R\u00e9volution belge de 1830);<\/p>\n<p>\u2022 la population belge est beaucoup plus mixte (par exemple Bruxelles et la p\u00e9riph\u00e9rie);<\/p>\n<p>\u2022 La Belgique semble \u00e9galement beaucoup plus r\u00e9sistante que la Tch\u00e9coslovaquie, malgr\u00e9 de nombreuses crises politiques &#8211; plus r\u00e9cemment en 2007-2011 &#8211; la population ne s\u2019est jamais massivement montr\u00e9e en faveur du s\u00e9paratisme, malgr\u00e9 les discours s\u00e9paratistes des diff\u00e9rents partis, y compris les partis traditionnels\u00a0;<\/p>\n<p>\u2022 La dette publique tch\u00e9coslovaque \u00e9tait de 20 milliards de BEF. La dette publique belge est \u20ac 359 milliards (14,360 milliards de BEF), ce qui repr\u00e9sente plus de 700 fois la dette tch\u00e9coslovaque;<\/p>\n<p>\u2022 Il existe en Belgique, comme en Tch\u00e9coslovaquie, une tr\u00e8s petite minorit\u00e9 qui est en faveur du s\u00e9paratisme. M\u00eame dans le nord du pays, il y a tout au plus 15% de s\u00e9paratistes (contre 30% en Slovaquie). Les forces anti-ind\u00e9pendantistes se font de plus en plus r\u00e9guli\u00e8rement entendre (voir par exemple les grandes manifestations pro-belges de 2007 et 2011);<\/p>\n<p>\u2022 La Belgique n\u2019a juridiquement pas de structure bipolaire, mais conna\u00eet une r\u00e9gion bilingue de Bruxelles, autour de laquelle s\u2019\u00e9tend toute une zone de communes de fait bilingues;<\/p>\n<p>\u2022 La fronti\u00e8re linguistique belge ne d\u00e9limite pas strictement les deux r\u00e9gions et est en outre contest\u00e9e;<\/p>\n<p>\u2022 L&#8217;\u00e9conomie et la politique belges sont beaucoup plus li\u00e9es que ce ne fut le cas pour la Tch\u00e9coslovaquie: \u00e0 partir de 1990, la d\u00e9mocratie tch\u00e9coslovaque a surv\u00e9cu \u00e0 peine trois ans;<\/p>\n<p>\u2022 La Slovaquie est beaucoup plus pauvre que la r\u00e9gion \u00ab\u00a0wallonne\u00a0\u00bb: aujourd&#8217;hui, le ch\u00f4mage slovaque est de 27,3% tandis que dans le sud de la Belgique, le ch\u00f4mage atteint 14,3%\u00a0; il n\u2019y a pas eu de \u00abmiracle \u00e9conomique\u00bb d\u00fb \u00e0 la scission m\u00eame si les s\u00e9paratistes continuent de le pr\u00e9tendre;<\/p>\n<p>\u2022 La Slovaquie n\u2019est \u00e9conomiquement pas comparable au sud de la Belgique : l&#8217;industrialisation du pays n\u2019a commenc\u00e9 que sous l&#8217;impulsion de l&#8217;Union sovi\u00e9tique dans les ann\u00e9es 1970 (140 ans apr\u00e8s la Belgique). C&#8217;est \u00e0 ce moment-l\u00e0 qu\u2019une industrie de l&#8217;armement a \u00e9t\u00e9 construite en Slovaquie. La Tch\u00e9coslovaquie pouvait acheter des mati\u00e8res premi\u00e8res \u00e0 des prix comp\u00e9titifs dans les pays du COMECON (la contrepartie de la CEE). Cette possibilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 brusquement interrompue apr\u00e8s 1989, le chiffre d&#8217;affaires du secteur militaire dans la p\u00e9riode de 1989 \u00e0 1991 ayant diminu\u00e9 de 90% \u00e0 cause de la fin de la guerre froide. La Belgique n&#8217;avait jamais connu un tel changement dramatique et rapide de l&#8217;\u00e9conomie dans une partie du pays;<\/p>\n<p>\u2022 la Tch\u00e9coslovaquie n&#8217;\u00e9tait pas membre de l&#8217;U.E., la Belgique en est l\u2019une des membres fondateurs;<\/p>\n<p>\u2022 L&#8217;\u00e9clatement de l&#8217;Etat tch\u00e9coslovaque s&#8217;est d\u00e9roul\u00e9e dans un climat de ressentiment contre le pouvoir central en Europe de l&#8217;Est dans le contexte de l&#8217;effondrement du communisme, comme en Yougoslavie ou l&#8217;Union sovi\u00e9tique;<\/p>\n<p>&#8211; Enfin, l&#8217;\u00e9clatement de la Tch\u00e9coslovaquie fut une exigence de la partie est, la plus pauvre du pays, et non de la plus riche R\u00e9publique tch\u00e8que tandis qu\u2019en Belgique, les s\u00e9paratistes, viennent principalement de la partie nord du pays, plus riche.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cependant, il faut souligner une remarquable similitude politico-strat\u00e9gique entre la Tch\u00e9coslovaquie et la Belgique: l&#8217;exemple tch\u00e9coslovaque d\u00e9montre qu\u2019une classe politique peut diviser un pays sans majorit\u00e9 s\u00e9paratiste, ni m\u00eame une minorit\u00e9 importante. Hier en Tch\u00e9coslovaquie et aujourd&#8217;hui en Belgique, les nationalistes utilisaient des termes vagues comme \u00abconf\u00e9d\u00e9ration\u00bb et \u00abunion\u00bb renouvel\u00e9e sans d\u00e9voiler leurs v\u00e9ritables intentions s\u00e9paratistes.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Heureusement, la Belgique n\u2019est pas la Tch\u00e9coslovaquie. Remarquons en passant qu\u2019une scission \u00abpacifique\u00bb\u00a0 constitue l&#8217;exception \u00e0 la r\u00e8gle. Regardez l&#8217;ex-Yougoslavie et la guerre civile atroce qui se d\u00e9roula entre les groupes ethniques dans le pays divis\u00e9 dans les ann\u00e9es \u201890.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>TSJECHOSLOVAKIJE: 20 JAAR NA DE SPLITSING<\/strong><\/p>\n<p><strong>Op 1 januari 2013 was het twintig jaar geleden dat de Tsjechoslovaakse staat ophield te bestaan. Het land werd gesplitst in twee onafhankelijke republieken, Tsjechi\u00eb en Slovakije.\u00a0Een parallel kan met het hedendaagse Belgi\u00eb en zijn door de separatisten verhoopte toekomst getrokken worden. <\/strong><\/p>\n<p>Eerst volgt een geschiedkundig overzicht.<\/p>\n<p><strong>Middeleeuwen<\/strong><\/p>\n<p>In de middeleeuwen ontstond geen duurzame Tsjechoslovaakse staat, ondanks tijdelijke unies van Tsjechen en Slovaken binnen grotere gehelen, zo bijv. tussen 631 en 658 (Rijk van Koning Samo) of het Groot-Moravi\u00eb van de 9<sup>de<\/sup> eeuw. Vanaf de tiende eeuw ontwikkelden zich twee aparte staten: een Tsjechische en een Slovaakse. De eerste bereikte in de 14<sup>de<\/sup> eeuw zijn hoogtepunt en werd in 1526 ingelijfd bij het Habsburgse Rijk. De Slovaakse landen kwamen vanaf de 10<sup>de<\/sup> eeuw onder Hongaars gezag. In 1540 werd Hongarije in drie delen opgedeeld, waarbij ook Slovakije deel ging uitmaken van het Habsburgse Rijk.<\/p>\n<p><strong>Van de Dubbelmonarchie tot de onafhankelijkheid<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Toen dat Rijk in 1867 een personele unie tussen Oostenrijk en Hongarije werd, gingen Bohemen (Tsjechi\u00eb) en Slovakije tot resp. van het eerste en het tweede land deel uitmaken. Binnen de Dubbelmonarchie ontstonden er Tsjechische en Slovaakse nationale bewegingen.Pas in 1896 werd het concept \u201cTsjechoslovakije\u201d geboren.<\/p>\n<p>Het uitbreken van de Eerste Wereldoorlog zette het idee dat Tsjechoslovakije zich moest afsplitsten van Oostenrijk-Hongarije kracht bij. De intensieve propaganda door de Slovaak Masaryk en de Tsjech Bene\u0161, met name in de Verenigde Staten, droegen in niet geringe mate bij tot het feit dat de geallieerden beslisten om Oostenrijk-Hongarije te vernietigen. Reeds op 26 oktober 1918 \u2013 dus nog v\u00f3\u00f3r het einde van de oorlog (11 november 1918) \u2013 werd de onafhankelijkheid van Tsjechoslovakije uitgeroepen. De nieuwe staat bestond slechts voor 2\/3<sup>de<\/sup> uit Tsjechoslovaken.<\/p>\n<p><strong>Het verdrag van M\u00fcnchen<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Tijdens de eerste twintig jaar van zijn onafhankelijkheid groeide Tsjechoslovakije uit tot een stabiele parlementaire staat, met een economie die tot de sterkste tien van de wereld behoorde. Het was ook het enige land in Oost- en Centraal-Europa dat een democratische staatsvorm behield. In het Sudetenland echter (het gebied in het westen van Tsjechoslovakije) woonde een belangrijke Duitstalige bevolkingsgroep (ongeveer 1\/4<sup>de<\/sup> van het totale aantal inwoners van de staat).<\/p>\n<p>In 1938 offerden Frankrijk en het Verenigd Koninkrijk onder druk van het nazi-regime het Sudetenland op (conferentie van M\u00fcnchen). Het was het begin van de opdeling van Tsjechoslovakije: in oktober 1938 annexeerde Polen een deel van Tsjechi\u00eb, de maand erop werd 1\/3<sup>de<\/sup> van Slovakije door Hongarije geannexeerd. Onder impuls van nazi-Duitsland riep Slovakije in maart 1939 zijn onafhankelijkheid uit: het land werd een satellietstaat van het Derde Rijk. Daarop annexeerde Duitsland onmiddellijk Tsjechi\u00eb dat omgedoopt werd tot het \u201cprotectoraat Bohemen-Moravi\u00eb\u201d.<\/p>\n<p><strong>Van 1948 tot 1992<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_6619\" aria-describedby=\"caption-attachment-6619\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/ccprague.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-6619\" title=\"Les troupes de l'URSS \u00e0 Prague - de troepen van de USSR in Praag (1968)\" src=\"http:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/ccprague-300x221.jpg\" alt=\"Les troupes de l'URSS \u00e0 Prague - de troepen van de USSR in Praag (1968)\" width=\"300\" height=\"221\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-6619\" class=\"wp-caption-text\">Les troupes de l&#8217;URSS \u00e0 Prague &#8211; de troepen van de USSR in Praag (1968)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Na het einde van de Tweede Wereldoorlog, werd Tsjechoslovakije hersteld als een unitair land binnen de invloedssffeer van de Sovjet-Unie (1948). Pogingen tot liberalisering van het land (Praagse Lente) werden door de inval van de Sovjets in 1968 in de kiem gesmoord. Nadien werd het land omgevormd tot een federatie.<\/p>\n<p>Bij de instorting van het Oostblok werd het land eind 1989 opnieuw een democratie. Na het einde van het communistische bewind, staken nationalistische spanningen algauw de kop op. In de zomer van 1990 werd er onderhandeld over de federale staatsstructuur van het land. Op 24 november 1990 werd een akkoord ondertekend waardoor de deelstaten bevoegd werden voor economie, Slovakije een eigen ministerie van Buitenlandse Zaken kreeg. Bovendien zouden Tsjechi\u00eb en Slovakije, krachtens dit akkoord, als afzonderlijke entiteiten naar een Europese integratie streven. Het land raakte stilaan in een impasse: vanaf de lente van 1991 tot 1992 werd er vruchteloos over een nieuwe grondwet gedebatteerd.<\/p>\n<p><strong>De constitutionele crisis van 1992<\/strong><\/p>\n<p>Het begin van het einde voor de Tsjechoslovaakse staat waren de verkiezingen van 5\/6 juni 1992 voor de regionale raden en voor het nationale parlement. De Slovaakse winnaar van de verkiezingen, de socialist Meciar \u2013 die meer dan een derde van de stemmen in zijn regio haalde \u2013 was met zijn \u201cBeweging Voor een democratisch Slovakije\u201d naar de verkiezingen getrokken met de eis tot omvorming van de confederatie, waarbij de centrale overheid enkel nog bevoegd zou blijven voor de douane-unie, de munt, defensie en buitenlandse handel. In Tsjechi\u00eb won de zeer liberale partij van Vaclav Klaus (ODS) die ingezet had op sociaal-economische hervormingen binnen een sterke federatie. Na de verkiezingen werd de Tsjechoslovaakse president Vaclav Havel vrij snel buitenspel gezet en vatten de twee winnaars een soort \u201cintercommunautaire dialoog\u201d aan. Meciar werd daarbij gesteund door de Slovaakse nationalisten (SNS), de enigen die op dat moment openlijk voor separatisme pleitten.<\/p>\n<p>In juni 1992 raakten de twee het eens over een referendum over de toekomst van het land. Maar dit werd aan beide zijden anders ingevuld: Klaus en Havel wilden een referendum over de toekomst van Tsjechoslovakije. Meciar wou eerst dat Slovakije zijn soevereiniteit uitriep om dan een referendum over een eventuele confederatie te organiseren. Uiteindelijk kwam het niet tot een referendum. De reden daarvoor is duidelijk: er was volkomen geen steun voor de splitsing. Tijdens de zomer van 1992 werd een grootschalige peiling georganiseerd. Daaruit bleek dat 3% van de Tsjechen en 16% van de Slovaken voorstander waren van een confederatie. 16% van de Tsjechen was voorstander van onafhankelijkheid t.o.v. 30% van de Slovaken (R. YOUNG, <em>The Breakup of Czechoslovakia,<\/em> Kingston, 1994, p. 37). Anders gezegd, 2% van de Tsjechoslovaken was voorstander van een confederatie en 20% van een totale splitsing.<\/p>\n<p>Al op 11 juni 1992 \u2013 vijf dagen na de verkiezingen en na amper \u00e9\u00e9n gespreksronde \u2013 had Klaus verklaard dat de federatie tot het verleden behoorde. De dag erna stelde Meciar dat hij Tsjechoslovakije niet wou splitsen, maar dat hij enkel een vorm van samenleven voorstelde die de samenleving voor de beide gemeenschappen zou vergemakkelijken. Zijn confederalisme werd echter afgewezen door Klaus. De vergaderingen medio-juni 1992 legden het fundamentele meningsverschil bloot. Klaus eiste ofwel een functionerende federale staat ofwel een volledige boedelscheiding. Meciar bleef met vage begrippen schermen zoals \u201c<em>een gemeenschappelijke staat in de vorm van een confederatie<\/em>\u201d of een \u201c<em>defensie- en economische unie<\/em>\u201d. Volgens Meciar kwam dit neer op het uitbouwen van een \u201c<em>Slovaakse staat met Tsjechisch geld<\/em>\u201d (M. KRAUS, A. STANGER,<em> Irreconilable differences? Explaining Czechoslovakia\u2019s Dissolution<\/em>, Oxford, 2000, pp. 59-60). Na amper drie onderhandelingsrondes was er reeds een consensus tussen Meciar en Klaus dat de discussies vanaf dan over de boedelscheiding zouden gaan.<\/p>\n<p><strong>De splitsing<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Op 17 juli 1992 riep Slovakije eenzijdig de soevereiniteit uit. Daarop nam de Tsjechoslovaakse president ontslag. Een maand later bereikten de twee winnaars van de verkiezingen een akkoord over de modaliteiten van de splitsing. Tijdens een persconferentie te Brno (26 augustus 1992) verklaarde Meciar: <em>\u201choewel vele mensen sentimenteel gehecht zijn aan de huidige staatsstructuur<\/em> [&#8230;] <em>is het niet mogelijk om die te behouden<\/em>\u201d. Volgens Klaus zouden beide republieken na de splitsing \u201c<em>betere betrekkingen<\/em>\u201d hebben dan voordien (\u201c<em>Le 1er janvier, la f\u00e9d\u00e9ration n\u00e9e de l\u2019Empire Austro-Hongrois aura cess\u00e9 d\u2019exister \u2013 Tcheques et Slovaques divorcent \u00e0 l\u2019amiable<\/em>\u201d, Le Soir, 28 augustus 1992).<\/p>\n<p>In november 1992 ratificeerde het federale parlement \u2013 waarin de twee grote gemeenschappen overigens over een blokkeringsminderheid beschikten \u2013 twee constitutionele akten: \u00e9\u00e9n om de opsplitsing te regelen en \u00e9\u00e9n om de datum ervan vast te leggen. Op 1 januari 1993 werd de federatie ontbonden, maar dat ging niet met vieringen gepaard&#8230;<\/p>\n<p><strong>Tsjechoslovakije is Belgi\u00eb niet<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Separatisten wijzen graag op de gelijkenissen tussen Belgi\u00eb en Tsjechoslovakije: de verhouding tussen Tsjechen en Slovaken (2:1) die ongeveer overeenkomt met die tussen de zogenaamde \u201cVlamingen\u201d en \u201cWalen\u201d, het relatief rijkere Tsjechi\u00eb tov. het relatief armere Slovakije, het meer liberale Tsjechi\u00eb tov. het meer sociaal-democratische Slovakije&#8230;<\/p>\n<p>Nochtans zijn de verschillen tussen Belgi\u00eb en Tsjechoslovakije veel belangrijker:<\/p>\n<ul>\n<li>allereerst bestaat Belgi\u00eb veel langer dan Tsjechoslovakije (sinds de Orde van de Gulden Vlies in 1430 en zeker sinds de Belgische revolutie van 1830);<\/li>\n<li>de Belgische bevolking veel meer vermengd (bijvoorbeeld Brussel en de rand);<\/li>\n<li>Belgi\u00eb blijkt bovendien veel resistenter dan Tsjechoslovakije: ondanks vele politieke crisissen \u2013 de meest recente dateert van 2007-2011 \u2013 is de bevolking nooit massaal voor separatisme opgekomen, het separatistische discours van verschillende, zelfs traditionele, partijen ten spijt;<\/li>\n<li>De Tsjechoslovaakse staatsschuld bedroeg 20 miljard BEF. De Belgische staatsschuld bedraagt op heden 359 miljoen euro (14.360 miljard BEF), dat is m\u00e9\u00e9r dan 700 maal de Tsjechoslovaakse schuld;<\/li>\n<li>Er is in Belgi\u00eb, net als in Tsjechoslovakije, een zeer kleine minderheid die gewonnen is voor het separatisme. Zelfs in het noorden van het land zijn er hoogstens 15% separatisten (t.o.v. 30% in Slovakije). De anti-separatistische krachten laten bovendien geregeld van zich horen (zie o.a. grote pro-Belgische betogingen van 2007 en 2011)\u00a0;<\/li>\n<li>Belgi\u00eb heeft de iure geen tweeledige staatsconstructie, maar kent een tweetalig Brussels gewest, waarrond nog een hele zone ligt van (de facto) tweetalige gemeenten;<\/li>\n<li>De Belgische taalgrens bakent de twee taalgebieden niet alleen niet strikt af, maar wordt zelfs betwist;<\/li>\n<li>De Belgische economie en politiek is veel meer verweven dan de Tsjechoslovaakse: na 1990 overleefde de Tsjechoslovaakse democratie amper drie jaar;<\/li>\n<li>Slovakije is veel armer dan het \u201cWaals\u201d gewest: vandaag bedraagt de werkloosheid er 27,3% (in het zuiden van Belgi\u00eb bedraagt de werkloosheid 14,3%): er is dus geen sprake van een \u201ceconomisch wonder\u201d door de splitsing, hoewel separatisten dat blijven beweren;<\/li>\n<li>Slovakije valt economisch zelfs niet te vergelijken met het zuiden van Belgi\u00eb: de industrialisering van het land begon pas onder impuls van de Sovjet-Unie in de jaren 1970 (140 jaar na Belgi\u00eb). Het was in die tijd dat er in Slovakije een wapenindustrie werd opgebouwd. Tsjechoslovakije kon tegen voordelige prijzen grondstoffen kopen in de Comecon (de tegenhanger van de EEG). Die mogelijkheid viel na 1989 abrupt weg, net als de omzet van de militaire sector die in de periode van 1989-1991 met 90% daalde o.w.v. het einde van de Koude Oorlog. Belgi\u00eb kende nooit zo\u2019n dramatische en snelle economische veranderingen in \u00e9\u00e9n landsdeel\u00a0;<\/li>\n<li>Tsjechoslovakije was geen lid van de E.U., Belgi\u00eb is een stichtend lid;<\/li>\n<li>Het uiteenvallen van de Tsjechoslovaakse staat gebeurde in een klimaat van ressentimenten tegen het centraal gezag in Oost-Europa tegen de achtergrond van het ineenstortende communisme, net als in Joegoslavi\u00eb of de Sovjet-Unie;<\/li>\n<li>Tenslotte was het uiteenvallen van Tsjechoslovakije een eis van het armere oostelijke landsdeel en niet van het rijkere Tsjechi\u00eb; in Belgi\u00eb bevinden de separatisten zich in hoofdzaak in het rijkere noorden van Belgi\u00eb.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Nochtans moeten we wijzen op een opvallend politiek-strategische gelijkenis tussen Tsjechoslovakije en Belgi\u00eb: het Tsjechoslovaakse voorbeeld toont aan dat een politieke klasse een land kan opsplitsen zonder dat er een meerderheid &#8211; of zelfs een significante minderheid \u2013 gewonnen is voor het separatisme. Nationalisten schermden gisteren in Tsjechoslovakije en vandaag in Belgi\u00eb met vage termen als \u201cconfederalisme\u201d en een hernieuwde \u201cunie\u201d om hun werkelijke bedoelingen niet kenbaar te maken. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Gelukkig is Tsjechoslovakije Belgi\u00eb niet. Mogen we er in dat verband ook op wijzen dat \u201cvreedzame\u201d splitsingen de uitzondering op de regel zijn? Kijk maar naar ex-Joegoslavi\u00eb en de zware burgeroorlog tussen etnische groepen die het opgedeelde land in de jaren \u201990 gekend heeft. <\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au 1er janvier 2013, cela fit vingt ans que l\u2019Etat tch\u00e9coslovaque cessa d\u2019exister. Le pays fut divis\u00e9 en deux r\u00e9publiques ind\u00e9pendantes, la Tch\u00e9quie et la Slovaquie.  Un parall\u00e8le peut \u00eatre tir\u00e9 avec la Belgique contemporaine et son avenir esp\u00e9r\u00e9 par les s\u00e9paratistes. <\/p>\n<p>Op 1 januari 2013 was het twintig jaar geleden dat de Tsjechoslovaakse staat ophield te bestaan. Het land werd gesplitst in twee onafhankelijke republieken, Tsjechi\u00eb en Slovakije. Een parallel kan met het hedendaagse Belgi\u00eb en zijn door de separatisten verhoopte toekomst getrokken worden. <\/p>\n<p>Gelukkig is Tsjechoslovakije Belgi\u00eb niet. Mogen we er in dat verband ook op wijzen dat \u201cvreedzame\u201d splitsingen de uitzondering op de regel zijn? Kijk maar naar ex-Joegoslavi\u00eb en de zware burgeroorlog tussen etnische groepen die het opgedeelde land in de jaren \u201990 gekend heeft.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_newsletter_tier_id":0,"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[7],"tags":[],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p12tMU-1IH","jetpack_likes_enabled":false,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6615"}],"collection":[{"href":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6615"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6615\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10604,"href":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6615\/revisions\/10604"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6615"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6615"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/beta.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6615"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}